Bio Attitude

Bienvenue ! Décryptages sans prétention de positionnement marketing et de publicités de marques (bio ou autres), billets d'humeur, tests de produits bio (surtout cosmétiques) vous attendent !

01 juillet 2007

Pesticides dans nos assiettes

J'ai lu dernièrement dans Marianne un article sur les pesticides dans nos assiettes. Etant déjà pas mal informée je n'ai pas appris grand'chose, mais le fait de voir un article de cette nature dans un magazine relativement grand public, et pas dans une revue dédiée au bio, m'a fait plaisir, même si l'article ne faisait pas plaisir lui !

En effet, le journaliste mentionnait qu'en France, une fois de plus, on était les + gâtés côté pesticides dans nos assiettes.

Ca par contre je ne le savais pas : les fraises sont les fruits dans lesquels on retrouve le + de traces de produits chimiques. Miam, miam !!!

Ce qui m'a frappée également, c'était une photo qui accompagnait l'article. On y voyait un agriculteur, en corée, si ma mémoire est bonne, qui traitait un champ de mandariniers. Et là je me suis dit "beurk je ne mangerai plus de fruits confits ni de marmelade d'agrumes !!!". eh oui, leur peau est saturée des produits chimiques reçus pendant la croissance du fruit, puis encore un petit coup encore pour les conserver après récolte !! donc quand c'est confit, cuit et recuit, je ne pense pas que toutes ces cochonneries partent dans les vapeurs d'eau. Il en reste et on le bouffe ! Re Miam, miam !!!

Ce qui m'a fait rire, façon de parler, c'est le fait qu'on veut nous bourrer le mou maintenant avec le concept d'agriculture "raisonnée" !! Ah ah ah !!! ça veut juste dire qu'on lieu d'empoisonner la terre et nous ensuite, on va juste le faire un peu moins, raisonnablement. On nous prend vraiment pour des idiots, non ?

Quand on sait que le taux de certains cancers et troubles neurologiques sont anormalement élevés chez les agriculteurs récoltants, comment peut-on persister à ne pas vouloir se mettre au bio, sous prétexte de rentabilité ?

Certes eux sont exposés à des doses massives mais n'est-ce pas logique de penser que nous, si depuis la toute petite enfance à doses infimes, nous emmagasinons ces produits chimiques, il y aura bien des conséquences, et on les connaît bien aujourd'hui, même si l'on ne peut pas établir clairement de relations de cause à effet : les allergies, les asthmes, la maladie de Parkinson dont on soupçonne fortement qu'elle est liée à ce qu'il y a de nocifs dans nos assiettes ???

11 février 2007

Déodorants : le procès de l’aluminium

Une fois n'est pas coutume je reproduits l'intégralité d'un article passionnant sur le débat autour de l'aluminium et le cancer du sein, que j'ai lu sur www.lanutrition.fr.

Cet article me semble bien faire le tour du sujet sans polémique ni parti-pris.

A titre personnel, mon choix est fait (cf précédent post) : à la poubelle tous les déo qui contiennent la moindre particule d'aluminium ! Je reconnais que ceux qui n'en contiennent pas  ont moins efficaces mais bon, je n'ai peut-être pas encore trouvé le bon ...

Je vous laisse prendre connaissance de l'artice pour que vous vous fassiez votre propre opinion.

Déodorants : le procès de l’aluminium

Faut-il se méfier des déodorants antitranspirants ? Les sels d’aluminium qu’ils contiennent sont accusés des pires maux en matière de santé. Alors coupables ou non-coupables ? LaNutrition.fr fait le point sur les dernières données de la recherche.

Aline Périault

 

La rumeur revient régulièrement, colportée par les mails, forums, blogs et autres miracles de l’Internet : les déodorants antitranspirants sont toxiques et se tartiner les aisselles tous les matins avec son déo stick, déo bille ou déo spray met notre santé en danger. Risque de cancer du sein, maladie d’Alzheimer, démence et autres menus plaisirs. Info ou intox ? Voyons ce qu’en dit la recherche.

 

Les déodorants antitranspirants sont censés prévenir la formation d’auréoles disgracieuses sous les bras et les odeurs qui les accompagnent en empêchant le processus de transpiration. Comment ? Grâce à une substance qui « bouche » les glandes sudoripares. On vous le donne en mille : l’aluminium. C’est lui qui se retrouve aujourd’hui sur le banc des accusés. Peut-on donner un verdict dans le volet « déodorant » du procès de l’aluminium ?

 

Bloquer la transpiration

Déodorant et déodorant : ne pas confondre

 

Les déodorants « classiques » ne sont que des « parfums » destinés à masquer les odeurs corporelles par une odeur agréable, avec une efficacité plus ou moins aléatoire. Ils ne vous empêchent absolument pas de transpirer.

Les déodorants antitranspirants, par contre, bloquent le processus de transpiration. Plus exactement ils limitent la sécrétion de sueur par notre organisme grâce aux sels d’aluminium qui viennent « boucher » les glandes sudoripares. En théorie, vous gardez les aisselles sèches et par la même occasion vous évitez la formation d’odeurs indésirables.

Dans le camp des défenseurs, on retrouve le Dr Dana Mirick, du Centre de Recherche sur le Cancer Fred Hutchinson à Seattle. En 2002, la chercheuse a voulu savoir si notre accusé pouvait être tenu pour responsable de cancers du sein (1). Elle a comparé les habitudes d’hygiène de deux groupes de 800 femmes, les premières atteintes d’un cancer du sein, les secondes en bonne santé. Son réquisitoire sonne comme un alibi en faveur de l’aluminium : l’utilisation d’un antitranspirant n’augmenterait en rien le risque de cancer du sein.

 

Parmi les plaignants, on retrouve en première ligne le docteur Philippa Darbre. En septembre 2005, la chercheuse de l’université de Reading au Royaume-Uni pointe du doigt l’aluminium contenu dans nos antitranspirants qu’elle soupçonne de favoriser les cancers du sein (2). Comment ? Elle a montré que le chlorhydrate d’aluminium contenu dans les déodorants pourrait interférer avec les récepteurs aux estrogènes de certaines cellules cancéreuses. « Comme les estrogènes seraient impliqués dans le développement et la progression des cancers du sein, toute molécule de l’environnement qui possède une activité estrogénique et qui peut pénétrer dans le sein peut théoriquement influencer le risque de cancer de sein d’une femme. ».

Aux côtés du Dr Darbre chez les plaignants, on retrouve le Dr Kris McGrath de la Northwestern University de Chicago (3). La chercheuse a étudié les habitudes cosmétiques de 437 femmes souffrant d’un cancer du sein : utilisez-vous un antitranspirant au moins deux fois par semaine ? Vous rasez vous les aisselles au moins trois fois par semaine? Son verdict est sans appel : celles qui ont répondu par l’affirmative à ces deux questions ont été frappées par un cancer du sein en moyenne quinze ans avant leurs congénères. Pourquoi ? « Le rasage facilite probablement l’absorption de l’aluminium car il fragiliserait la barrière cutanée », suggèrent les auteurs.

 

Haro sur l’aluminium !

Donc l’aluminium franchirait allègrement notre peau pour aller se répandre dans notre organisme ? A vrai dire, nous n’en sommes même pas sûrs…

En 1995, les travaux du professeur Edmond Creppy, chef du laboratoire de toxicologie et d’hygiène appliquée de la faculté de pharmacie de Bordeaux apportaient des éléments à charge contre l’aluminium. Le chercheur montre alors que ce métal est absorbé par la peau (4). Pire : il pénètre beaucoup plus facilement dans l’organisme par cette voie que lorsqu’il est ingéré. La réaction ne se fait pas attendre : haro sur les antitranspirants ! Avec pourtant une nuance d’importance : les travaux du Pr Creppy ont été réalisés… chez la souris ! Un modèle que l’on peut difficilement extrapoler à l’homme d’après l’Afssaps : « la peau de souris n'est absolument pas adaptée pour des études de biodisponibilité transposables à l'homme sachant que l'épiderme de souris ne comprend que 2 à 3 assises cellulaires contre 20 à 30 chez l'homme. » (5)

Alors que se passe-t-il chez l’homme ? Jusqu’ici, une seule et unique étude portant sur l’absorption de l’aluminium sur la peau humaine a été réalisée par des chercheurs américains (6). Deux volontaires en bonne santé se sont prêtés à l’expérience, se laissant tartiner les aisselles de chlorhydrate d’aluminium et faisant don d’échantillons de sang et d’urine pour vérifier si cette substance passe la barrière de la peau. Verdict des chercheurs : seul 0,012 % de l’aluminium serait absorbé au niveau de la peau.

Appelé à la barre, le chimiste anglais Christopher Exley confirme : « Il est généralement admis que la peau constitue une barrière efficace contre l’aluminium. » Donc cette voie d’absorption serait négligeable ? « Cette conclusion est assez difficile à concilier avec le cas rapporté par le docteur Guillard », nuance le chercheur.(7)

 

Nous avons contacté le Dr Olivier Guillard, chercheur en biochimie à la faculté de médecine de Poitiers. Ce dernier ne croit pas du tout à un lien possible entre l’aluminium et les cancers, mais pour lui la neurotoxicité de l’aluminium ne fait aucun doute.

Il a suivi une femme de 43 ans se plaignant d’une immense fatigue. Diagnostic : hyperaluminémie, trop d’aluminium dans l’organisme. (8) Comment cette femme a-t-elle pu être exposée à des quantités d’aluminium suffisamment élevées pour entraîner ces symptômes ? Rien dans son environnement professionnel ne l’expose à l’aluminium. Toute source de contamination éliminée, le seul suspect encore en course était le déodorant de la patiente. Depuis 4 ans, cette femme utilisait tous les jours un déodorant antitranspirant contenant du chlorhydrate d’aluminium. Pour vérifier leur hypothèse, les chercheurs ont demandé à la jeune femme de cesser d’utiliser son déodorant. Résultat : dans les trois mois qui suivirent, la fatigue s’est atténuée puis a disparu. Parallèlement, son taux d’aluminium dans le plasma a considérablement chuté. Aucun doute possible : le déodorant antitranspirant était seul responsable de l’hyperaluminémie. Comment est-ce possible alors que nous sommes des millions à utiliser ces produits tous les jours ? « Il s’agit très probablement d’un cas d’hypersensibilité individuelle, explique le Dr Guillard. C’est le premier cas que nous rencontrons. ».

 

Pas d’alternative

Faut-il bannir définitivement les déodorants à l’aluminium ? L’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) prêche pour la présomption d’innocence : « Les experts de la commission de cosmétologie du 16 décembre 2004 se sont prononcés en faveur de l'innocuité des produits cosmétiques contenant de l'aluminium. (…) En raison de son intérêt technologique, la substitution de l'aluminium dans ces produits n'est pas envisageable actuellement. » (9). Il faut dire que l’industrie cosmétique ne dispose d’aucune alternative à l’aluminium pour les déodorants. Cependant, l’organisme reconnaît que « la réalisation d'une étude de pénétration cutanée de l'aluminium est indispensable ». (9) La commande est passée, résultats attendus courant 2006.

Alors l’aluminium, coupable ou innocent ? Bien audacieux le juge qui pourra se prononcer ; la sentence restera probablement en suspens en attendant les résultats de l’enquête.

 

Si vous préférez le principe de précaution à la présomption d’innocence, vous pouvez toujours bannir tout déodorant de votre salle de bain. Ou - solution moins risquée pour votre vie sociale - choisir un déodorant sans aluminium, ça existe.

 

 

Des déos sans alu

Pour trouver un choix assez large de déodorants sans aluminium, mieux vaut se rendre directement à la pharmacie. Il vous en coûtera légèrement plus cher que votre déodorant habituel : comptez autour de 6 euros par produit. Exemples :

  • Déodorant en stick Kéops de Roc

  • Déodorant stick Zelane

  • Déodorant vaporisateur Weleda aux huiles essentielles, sans parabens

  • Déodorant vaporisateur Vichy

 

 

Ce sujet vous intéresse ? Venez en parler sur le forum de LaNutrition.fr

 

Références

  1. Mirick DK, Davis S, Thomas DB. Antiperspirant use and the risk of breast cancer.
    J Natl Cancer Inst. 2002 Oct 16;94(20):1578-80

  2. Darbre PD. Aluminium, antiperspirants and breast cancer. J Inorg Biochem. 2005 Sep;99(9):1912-9

  3. McGrath KG. An earlier age of breast cancer diagnosis related to more frequent use of antiperspirants/deodorants and underarm shaving. Eur J Cancer Prev. 2004 Apr;13(2):153.

  4. Anane R, Bonini M, Grafeille JM, Creppy EE. Bioaccumulation of water soluble aluminium chloride in the hippocampus after transdermal uptake in mice.
    Arch Toxicol. 1995;69(8):568-71.

  5. Vigilances Bulletin n°5. Le bulletin de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé. Jan/Fév 2001

  6. Flarend R, Bin T, Elmore D, Hem SL. A preliminary study of the dermal absorption of aluminium from antiperspirants using aluminium-26. Food Chem Toxicol. 2001 Feb;39(2):163-8.

  7. Exley C. Aluminum in antiperspirants: more than just skin deep. Am J Med. 2004 Dec 15;117(12):956-9.

  8. Guillard O, Fauconneau B, Olichon D, Dedieu G, Deloncle R. Hyperaluminemia in a woman using an aluminum-containing antiperspirant for 4 years.
    Am J Med. 2004 Dec 15;117(12):956-9.

  9. Vigilances Bulletin n°31. Le bulletin de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé. Février 2006

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22 janvier 2007

Le déodorant en pierre d'alun

Cela fait un moment que j'ai jeté à la poubelle les déodorants classiques.

J'avais de toutes les façons déjà bien résisté à l'incroyable segmentation de ce marché : l'antitranspirant 24 heures, puis 48 heures (bientôt on va voir sur le marché des antitranspirants pour la semaine !!), anti-auréoles, anti-tâches sous les bras, pour les peaux sensibles, réactives, celui à utiliser quand on porte des vêtements noirs, les à bille, en stick, à gaz propulseur, et je ne parle pas de toutes les odeurs et les sensations possibles (douceur coton, lin, pêche, ...).

Moi c'était un à bille tout simple, neutre, et combattant simplement les odeurs. Cela me semblait aberrant de bloquer un phénomène naturel, et qui dit naturel, signifie qui a une fonction, un rôle à jouer, une raison d'être ...

Et puis j'ai commencé à lire ça et là que justement (et j'avais eu une bonne intuition) tout ça n'était pas très bon et que même un déo "de base" bloquait la transpiration. Je ne suis pas une spécialiste mais en deux mots l'idée est la suivante : dans la transpiration on retrouve de l'urée, que l'on retrouve dans des doses plus concentrées dans l'urine (d'où son nom d'ailleurs). Si l'on empêche l'urée de sortir de l'organisme où va-t-elle ??? certains avancent que certains cancers du sein seraient dûs à cette urée qui ne trouvant pas à s'évacuer par les aisselles "refluerait" vers nos glandes mammaires et que ce ne serait pas terrible, terrible. Bref boucher les glandes sudoripares apparaît comme une vraie anneries, un contre-sens fonctionnel.

Autre information : est remis lourdement en cause le principal actif de quasiment tous les déo (j'ai passé un 1/4 d'heure dans une grande surface un jour à regarder la composition et il y en a dans 98 % des cas) : les sels d'aluminium. Ils sont là pour empêcher de transpirer. Les glandes ainsi bloquées dans leur fonctionnement, bouchées donc, peuvent provoquer des irritations, de l'eczéma, .... à défaut de prouver qu'ils contribuent aux cancers du sein ou à la maladie d'Alzheimer, ce qui est encore sujet à polémique, mais dans le doute abstiens toi...

Bref tout ça pour dire que j'utilise un déo en pierre d'alun.

Késako ?

Cela se présente sous la forme d'un stick dur transparent, sans odeur, que l'on passe rapidement sous l'eau et qu'on applique sur l'aisselle. Ces messieurs peuvent également s'en servir sur leurs coupures de rasage car c'est hémostatique.

C'est en plus très économique, on dirait que cette "pierre" est inusable.

Cela vaut dans les 8-10 euros et ça dure au bas mot 2 ans ! sans qu'il y ait de surcroît de date de péremption !

ATTENTION : il faut se méfier et prendre un déo constitué de Potassium alun qui est 100 % naturel à la différence de l'Ammonium alum qui est 100 % chimique.

De récentes lectures m'ont fait tiquer car j'y ai appris qu'en fait la pierre d'alun contient ... de l'aluminium et que c'est pour ça que ce minerai a des propriétés antitranspirantes !! CQFD. J'en suis tombée à la renverse le jour où j'ai lu ça et j'ai commencé à regarder de travers mon stick transparent. 

Il semblerait qu'il n'y ait pas d'études sur la pénétration de l'alun dans l'organisme, ce qui est le cas des sels d'aluminium soluble dont on retrouve des traces dans l'organisme.

Donc on se sait pas vraiment si c'est bon pour la santé ou pas d'utiliser ce produit.

Là aussi, peut-être que, dans le doute, le bon réflexe est "abstiens-toi !".

Du coup je cherche des déos qui ne contiennent ni alu, ni alun ni Triclosan (autre cochonnerie antibactérienne mais hyper corrosive).

Ca commence à être duraille !!!

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