28 novembre 2009
Une maison en bois à louer : la maison du passage

La maison du passage est une jolie maison en bois à louer à la Trinité sur mer, en Bretagne Sud.
C'est une vraie maison en bois, pas une maison en parpaings recouverte avec du bardage.
Son propriétaire, lui-même dans le bâtiment, en rêvait depuis des années.
Nous y avons passé un très agréable séjour. Elle est très fonctionnelle, simplement et sobrement décorée.
Il y a une atmosphère particulière dans une maison en bois. L'air est plus sec (pas de sensation d'humidité même dans le cas présent où la maison est à quelques mètre seulement d'un bras de mer), la chaleur homogène. On a une sensation de réel confort et contrairement à la légende, c'est bien isolé sur le plan acoustique.
A découvrir !
03 novembre 2009
Video de la construction d'une maison en bois par Mioterr
est un promoteur immobilier qui construit des maisons bioclimatiques.
La petite video ci-dessous montre le montage d'une maison en bois en 2 jours.
Intéressant.
Noter qu'ils prennent en compte l'electro-magnétisme, et qu'un géobiologiste intervient sur le chantier.
Dommage qu'on n'ait pas d'ordre d'idées de prix pour ces maisons.
19 octobre 2009
Maison passive à Issy-les-Moulineaux
L'agence locale de l'énergie de la communauté d'agglomération Arc de Seine a organisé le samedi 17 octobre 2009 la visite d'une maison passive, et même à énergie positive, à Issy-les-Moulineaux.
L'architecte et maître d'oeuvre Pascal Gontier nous a fait la visite fort instructive de cette maison qui se veut "un manifeste architectural" pour montrer que l'on peut construire non seulement "beau" mais aussi, surtout dans le contexte des changements climatiques que nous connaissons tous, avec une conscience environnementale personnelle aÏgue, et des convictions, qui se traduisent de différentes manières.
L'idée générale est non seulement de construire "passif", c'est-à-dire une maison qui dépense le minimum pour être chauffée, qui est donc, en quelque sorte "autarcique", car elle est avant tout conçue pour lutter contre la déperdition calorique. Dans ce projet, il s'agit d'aller plus loin encore, pour produire plus d'énergie que consommé.
Comment tout cela se manifeste-t-il dans une logique de "développement durable" ?
Voyons d'abord, l'aspect "construction".
C'est une maison en structure bois qui a été préfabriquée en Autriche (là où il y a un savoir-faire et une expérience dans la construction de maisons passives, qui situe la France à l'âge de pierre ...). Ces panneaux ont été acheminées et montés sur le site en moins d'une semaine. Il paraît que cela a sidéré tous les passants.
Il n'y a donc moins de nuisances qu'avec une construction "conventionnelle" (nombreuses entrées et sorties de chantier, toupies de béton qui tournent, bruits divers, chantier sale générant de la poussière partout, gravats stockés dans un coin, ...). C'était donc un chantier propre et non consommateurs d'eau (pour faire le béton, et autre ciment).
La plupart des matériaux utilisés sont naturels ou recyclables : ossature et parois en bois, ouate de cellulose et laine de bois pour isoler (par ailleurs ces isolants écologiques sont moins polluants pour l'air ambiant) ; les fenêtres sont en aluminium, recyclable, malgrè tout gourmand en énergie de fabrication ... mais indispensable compte tenu de la taille des baies (il faut bien faire des concessions, j'imagine, quand il y a des contraintes).
La maison sera chauffée par une pompe à chaleur. Un savant système va récupérer les calories de la nappe phréatique, va les réchauffer (ou les refroidir selon la saison) avec celles issues de l'air vicié, avant évacuation naturelle, avec un appoint géo-thermique.
Sur l'esthétique, là aussi rien n'est dû au hasard. Des grandes baies vitrées (triple épaisseur de vitrage) pour faire entrer le plus de lumière naturelle, et de calories solaires. Des cellules photovoltaiques intégrées dans la façade sud. Un jeu de lumière sera permis sur les bardeaux noirs (qui a dit que le noir n'était pas une couleur ?!). Un mur végétalisé qui sera auto-alimenté par les eaux de pluie, récupérées bien sûr, pour servir aussi pour des usages ménagers.
Sur le rendu final (car là il y a encore les échafaudages), chacun sera libre d'en juger. Personnellement, je trouve ça magnifique.
Tous ces préceptes mis en oeuvre par M. Gontier reposent sur beaucoup de bon sens et sont en même temps très techniques. Ce qui est sidérant c'est de voir le contraste entre ce qui se pratique dans des pays comme l'Allemagne ou l'Autriche et la France, où l'on ne jure globalement que par le parpaing et l'électrique. Nous avons vraiment un gros retard à combler, des mentalités à faire évoluer, des a-priori à combattre.
Nous avons néanmoins là un témoignage encourageant que l'on peut construire beau, sain, et engagé dans un milieu urbain, car là n'était certainement pas la moindre des difficultés.
A la question posée du sur-coût de fabrication, l'architecte l'a estimé de 10 à 15 %. Pas si énorme au final, au regard des économies qu'une éco-conception peut favoriser et peut-être même avant tout pour le confort et le bien-être des habitants de cette demeure.
Photo de la façade sud avec ses grandes baies vitrées :
Photos de l'intérieur où l'on voit l'ossature bois et les panneaux en bois, ainsi que le plafond en bois strié :
Vue vers l'extérieur avec les lames de bois :
Photo vue de la rue (on voit à gauche le futur mur végétalisé qui va protéger la maison d'un vis-à-vis, ce qui sera plus agréable pour le voisin qu'un joli mur en béton !) :
17 juin 2009
Démarche de DD d'un restaurateur normand
Nous avons eu l'occasion de passer une très agréable soirée dans ce restaurant Le moulin de Jean situé en Normandie près du Mont St-Michel.
Comme j'étais très impressionnée par la garniture en forme de ressort en caramel mordoré du dessert (on voit d'ailleurs sur le site dans la vidéo comment il s'y prend), le serveur m'a proposé de rencontrer le chef. J'adore discuter avec les gens de métier, et curieuse de voir les cuisines, nous faisons donc sa connaissance, très enthousiastes. De fil en aiguille, je ne sais plus trop comment, nous en sommes venus à parler "développement durable".
Il s'avère que Jean-Marie Lenfant a une vraie conscience de l'environnement et une ferme volonté de mettre en pratique à son propre niveau et dans son métier le respect de celui-ci.
Il a ainsi le projet de faire une extension en bois pour faire des chambres d'hôte, et de s'équiper en panneaux solaires.
Il pratique de lui-même le tri sélectif (visiblement ça ne se pratique pas dans sa commune auprès des particuliers, mais lui ses ordures bénéficient d'un autre traitement).
Ca n'a l'air de rien, presque une évidence pour beaucoup de particuliers, mais à l'échelle d'une petite entreprise, ce n'est pas si simple à mettre en oeuvre.
En effet, il faut d'abord dire à ses employés qu'il faut le faire ; certains adhèrent tout de suite, d'autres sont à convaincre car cela leur casse les pieds de s'organiser différemment alors qu'il y a une course contre la montre pour préparer les commandes.
Ce n'est pas évident non plus de mettre en place différents bacs dans une cuisine de pro lorsque cela n'a pas été conçu ainsi à la base.
Nous avons parlé de plein d'autres choses et je me suis fait la réflexion, que si j'avais su que cette personne était dans cet état d'esprit, j'aurai sélectionné son restaurant pour cet état d'esprit justement et par uniquement pour la carte (excellente par ailleurs !!!).
J'y ai vu beaucoup de bon sens d'abord, de la sincérité et de la passion ; passion du métier et passion pour ce qui l'entoure, une envie d'aller de l'avant et de trouver des solutions à différents problèmes ou contraintes, même si cela lui crée à lui d'autres contraintes, même si cela lui coûte de l'argent, même si ce va pas lui rapporter de l'argent.
J'ai trouvé cela très appréciable.
Pourquoi ne le fait-il pas savoir alors ? Pudeur ? Peut-être le vit-il comme une évidence personnelle qu'il n'éprouve pas le besoin de partager ? Peut-être la plupart des gens s'en moque-t-ils et se préoccupe que de ce qu'il y a dans leur assiette ?
En tout cas c'était une belle rencontre.
05 avril 2009
Habitat écolo j'en rêve
C'est un sujet qui m'intéresse beaucoup.
La raison principale doit tenir à une frustration qui est que je rêve de construire, ou plus précisément, de faire construire une maison en bois. Mais là où je vis en ce moment, vu non seulement le coût mais la rareté du foncier, ce n'est même pas la peine de rêver de construire quoi que ce soit ici !
Néanmoins je continue à rêver et à me documenter pour le cas où un jour peut-être ....




