Bio Attitude

Bienvenue ! Décryptages sans prétention de positionnement marketing et de publicités de marques (bio ou autres), billets d'humeur, tests de produits bio (surtout cosmétiques) vous attendent !

19 octobre 2009

Maison passive à Issy-les-Moulineaux

IMG_0008L'agence locale de l'énergie de la communauté d'agglomération Arc de Seine a organisé le samedi 17 octobre 2009 la visite d'une maison passive, et même à énergie positive, à Issy-les-Moulineaux.

L'architecte et maître d'oeuvre Pascal Gontier nous a fait la visite fort instructive de cette maison qui se veut "un manifeste architectural" pour montrer que l'on peut construire non seulement "beau" mais aussi, surtout dans le contexte des changements climatiques que nous connaissons tous, avec une conscience environnementale personnelle aÏgue, et des convictions, qui se traduisent de différentes manières.

L'idée générale est non seulement de construire "passif", c'est-à-dire une maison qui dépense le minimum pour être chauffée, qui est donc, en quelque sorte "autarcique", car elle est avant tout conçue pour lutter contre la déperdition calorique. Dans ce projet, il s'agit d'aller plus loin encore, pour produire plus d'énergie que consommé.

Comment tout cela se manifeste-t-il dans une logique de "développement durable" ?

Voyons d'abord, l'aspect "construction".

C'est une maison en structure bois qui a été préfabriquée en Autriche (là où il y a un savoir-faire et une expérience dans la construction de maisons passives, qui situe la France à l'âge de pierre ...). Ces panneaux ont été acheminées et montés sur le site en moins d'une semaine. Il paraît que cela a sidéré tous les passants.

Il n'y a donc moins de nuisances qu'avec une construction "conventionnelle" (nombreuses entrées et sorties de chantier, toupies de béton qui tournent, bruits divers, chantier sale générant de la poussière partout, gravats stockés dans un coin, ...). C'était donc un chantier propre et non consommateurs d'eau (pour faire le béton, et autre ciment).

La plupart des matériaux utilisés sont naturels ou recyclables : ossature et parois en bois, ouate de cellulose et laine de bois pour isoler (par ailleurs ces isolants écologiques sont moins polluants pour l'air ambiant) ; les fenêtres sont en aluminium, recyclable,  malgrè tout gourmand en énergie de fabrication ... mais indispensable compte tenu de la taille des baies (il faut bien faire des concessions, j'imagine, quand il y a des contraintes).

La maison sera chauffée par une pompe à chaleur. Un savant système va récupérer les calories de la nappe phréatique, va les réchauffer (ou les refroidir selon la saison) avec celles issues de l'air vicié, avant évacuation naturelle, avec un appoint géo-thermique.

Sur l'esthétique, là aussi rien n'est dû au hasard. Des grandes baies vitrées (triple épaisseur de vitrage) pour faire entrer le plus de lumière naturelle, et de calories solaires. Des cellules photovoltaiques intégrées dans la façade sud. Un jeu de lumière sera permis sur les bardeaux noirs (qui a dit que le noir n'était pas une couleur ?!). Un mur végétalisé qui sera auto-alimenté par les eaux de pluie, récupérées bien sûr, pour servir aussi pour des usages ménagers.

Sur le rendu final (car là il y a encore les échafaudages), chacun sera libre d'en juger. Personnellement, je trouve ça magnifique.

Tous ces préceptes mis en oeuvre par M. Gontier reposent sur beaucoup de bon sens et sont en même temps très techniques. Ce qui est sidérant c'est de voir le contraste entre ce qui se pratique dans des pays comme l'Allemagne ou l'Autriche et la France, où l'on ne jure globalement que par le parpaing et l'électrique. Nous avons vraiment un gros retard à combler, des mentalités à faire évoluer, des a-priori à combattre.

Nous avons néanmoins là un témoignage encourageant que l'on peut construire beau, sain, et engagé dans un milieu urbain, car là n'était certainement pas la moindre des difficultés.

A la question posée du sur-coût de fabrication, l'architecte l'a estimé de 10 à 15 %. Pas si énorme au final, au regard des économies qu'une éco-conception peut favoriser et peut-être même avant tout pour le confort et le bien-être des habitants de cette demeure.

Photo de la façade sud avec ses grandes baies vitrées :

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Photos de l'intérieur où l'on voit l'ossature bois et les panneaux en bois, ainsi que le plafond en bois strié :

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Vue vers l'extérieur avec les lames de bois :

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Photo vue de la rue (on voit à gauche le futur mur végétalisé qui va protéger la maison d'un vis-à-vis, ce qui sera plus agréable pour le voisin qu'un joli mur en béton !) :

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17 juin 2009

Démarche de DD d'un restaurateur normand

Nous avons eu l'occasion de passer une très agréable soirée dans ce restaurant Le moulin de Jean situé en Normandie près du Mont St-Michel.

Comme j'étais très impressionnée par la garniture en forme de ressort en caramel mordoré du dessert (on voit d'ailleurs sur le site dans la vidéo comment il s'y prend), le serveur m'a proposé de rencontrer le chef. J'adore discuter avec les gens de métier, et curieuse de voir les cuisines, nous faisons donc sa connaissance, très enthousiastes. De fil en aiguille, je ne sais plus trop comment, nous en sommes venus à parler "développement durable".

Il s'avère que Jean-Marie Lenfant a une vraie conscience de l'environnement et une ferme volonté de mettre en pratique à son propre niveau et dans son métier le respect de celui-ci.

Il a ainsi le projet de faire une extension en bois pour faire des chambres d'hôte, et de s'équiper en panneaux solaires.

Il pratique de lui-même le tri sélectif (visiblement ça ne se pratique pas dans sa commune auprès des particuliers, mais lui ses ordures bénéficient d'un autre traitement).
Ca n'a l'air de rien, presque une évidence pour beaucoup de particuliers, mais à l'échelle d'une petite entreprise, ce n'est pas si simple à mettre en oeuvre.
En effet, il faut d'abord dire à ses employés qu'il faut le faire ; certains adhèrent tout de suite, d'autres sont à convaincre car cela leur casse les pieds de s'organiser différemment alors qu'il y a une course contre la montre pour préparer les commandes.
Ce n'est pas évident non plus de mettre en place différents bacs dans une cuisine de pro lorsque cela n'a pas été conçu ainsi à la base.

Nous avons parlé de plein d'autres choses et je me suis fait la réflexion, que si j'avais su que cette personne était dans cet état d'esprit, j'aurai sélectionné son restaurant pour cet état d'esprit justement et par uniquement pour la carte (excellente par ailleurs !!!).

J'y ai vu beaucoup de bon sens d'abord, de la sincérité et de la passion ; passion du métier et passion pour ce qui l'entoure, une envie d'aller de l'avant et de trouver des solutions à différents problèmes ou contraintes, même si cela lui crée à lui d'autres contraintes, même si cela lui coûte de l'argent, même si ce va pas lui rapporter de l'argent.

J'ai trouvé cela très appréciable.

Pourquoi ne le fait-il pas savoir alors ? Pudeur ? Peut-être le vit-il comme une évidence personnelle qu'il n'éprouve pas le besoin de partager ? Peut-être la plupart des gens s'en moque-t-ils et se préoccupe que de ce qu'il y a dans leur assiette ?

En tout cas c'était une belle rencontre.

15 janvier 2009

Les voeux virtuels : vraie démarche DD ou bonne conscience facile ?

Il ne vous aura pas échappé que bon nombre de vos proches, que ce soit des amis, des collègues, des clients ou des fournisseurs, ou encore de vagues connaissances, vous envoient des cartes de voeux électroniques !

Personnellement, je n'ai jamais eu autant l'impression que beaucoup de gens me souhaitaient les meilleures choses du monde que depuis que la carte de voeux électronique existe. Et du coup je reçois beaucoup moins de cartes en bon papier... et je reconnais que je n'en ai pas envoyé une seule de mon côté ...

Facile, rapide, pas cher et écolo ! Vive les temps modernes !

A priori que de bons arguments pour envoyer par simple mail vos bons voeux, ou en utilisant les fameuses e-cards qui clignotent de tous leurs pixels, proposées par de nombreux sites (qui, ne soyons pas dupes de leurs libéralités, profitent pour faire leur promotion ou pour récolter votre adresse mail au passage, pour mieux vous bombarder de pubs via leurs services ou ceux de leurs "partenaires" auxquels ils auront vendu votre adresse) !

Mouais ....

Mettre en avant des prises de position écolo pour ne pas envoyer ses voeux par papier c'est peut-être se donner bonne conscience un peu facilement, et surtout échapper à la crampe de poignet, au manque d'inspiration, à la besogne que représente cette tradition un peu pesante, il est vrai, quand ce n'est pas fait avec sincérité mais par obligation morale et sociétale.

C'est céder plutôt à la facilité, certes en gagnant du temps et de l'argent (le coût de la carte et du timbre), en écrivant virtuellement à des gens appartenant à la sphère personnelle ou professionnelle, à qui "en temps normal" on n'aurait jamais donné de nouvelles. Autrement dit, on balance plus facilement et rapidement ses bons voeux à la terre entière, en faisant même un tir groupé.

Là où je veux en venir, c'est que se réfugier derrière un argument comme "ça économise des arbres !" me semble plutôt franchement hypocrite et je n'ai jamais m'empêcher de me moquer gentiment de ceux qui, la main sur le coeur me disent cela.

Envoyons des cartes électroniques, pourquoi pas ? mais soyons lucides sur nos motivations profondes !

27 février 2008

Une enseigne qui s'engage : Botanic

Ils avaient déjà un positionnement très orienté Développement Durable (le contraire serait un comble quand on vend des produits de jardinage). Maintenant ils vont encore un cran plus loin car, bonne nouvelle ! les jardineries BOTANIC ne vendent plus d'engrais ni de pesticides chimiques !

Voilà une démarche cohérente sur le plan marketing ! et certainement un vrai plus pour cette enseigne. Certes ça sent son "bobo" mais bon au moins c'est une démarche salutaire pour quiconque à l'ambition de travailler sur les questions relatives à la nature, le mieux-vivre des urbains en mal de nature.

J'ai lu que la France est le 3e pays consommateur de pesticides. 90% de cette consommation est le fait des agriculteurs. Le reste se sont les collectivités et les jardiniers amateurs. Certes si tous les jardiniers ne versaient plus une seule goutte de produit chimique pytho-sanitaire dans leur potager ou leur verger ça ne changerait pas tout, loin s'en faut, mais je pense que, si déjà on ne faisait plus ça dans nos jardins, on acceptera de plus en plus difficilement de manger des fruits et des légumes contaminés par tous ces produits chimiques qui nous empoisonnent à petit feu.

En plus c'est fou ce que ça coûte cher tout ces fongicides, insecticides et herbicides. Est-ce si grave d'avoir des "mauvaises herbes" dans sa pelouse ? Les pommes ou les poires sont-elles meilleures si elles sont grosses comme des ballons de foot !?

Moi je trouve très bien que Botanic (cela aurait été une autre peu importe) ait mis à la porte ces poisons.

Une fois de plus c'est une démarche responsable et cohérente.

23 novembre 2007

Les T-shirts Lafraise et American Apparel : un exemple de développement durable

J'ai découvert il y a quelques temps le site Lafraise.com qui est superbe.

Il n'a rien de "bio" ! mais ce qui me plaît c'est la démarche avec leur fournisseur de T'shirt, American Appeal dont j'ai recopié ci-dessous la philosophie de Développement Durable.

Une démarche parfaitement cohérente.

Si ça vous tente allez-y !

<a href="http://www.lafraise.com/contest.php?op=lafraise_shop&lang=fr&affiliate=1185920" target="_blank" title="Lafraise.com, éditeur de bien jolis T-shirts."><img

Extrait du site lafraise.com :

"A propos des t-shirts Lafraise.

Les T-shirts sont-ils de bonne qualité ?
Il s'agit exclusivement de T-shirts de la marque American Apparel, non seulement ils sont de très bonne qualité, bien coupés, et fabriqués dans un coton souple et doux, mais nous les avons choisis également pour des raisons plus "éthiques". Bien évidement, c'est un élément marketing comme un autre (mais nous préférons de loin celui-ci aux autres).

Philosophie American Apparel :

" Chez American Apparel nous produisons des T-shirts équitables, en respectant nos salariés. Nous voulons démontrer qu'une entreprise de textile peut faire des bénéfices par l'innovation, et non l'exploitation. Chez American Apparel, l'équilibre entre le capitalisme et le socialisme est parfait. Nous voulons montrer que la recherche de l'efficacité à tout prix, que ce soit dans la gestion ou dans la production, et l'usage de stratégies exploitant les travailleurs sont non seulement inutiles, mais aussi inefficaces. L'abus des bas salaires et des conditions de travail misérables, comme l'esclavage pendant la guerre civile, empêchent le progrès et l'innovation technologique. Ce mode de pensée dépassé et inhumain ne peut qu'aggraver la situation des pays du tiers-monde et décourager le sens éthique des consommateurs. "

" Bien que l'habillement soit une nécessité dans toutes les cultures, la plupart des vêtements sont produits par des structures commerciales qui exploitent la main-d'oeuvre. Dans ce domaine, American Apparel est à l'avant-garde d'une nouvelle forme de commerce. Nous traitons nos salariés avec dignité et nous offrons un salaire avantageux aux employés les plus compétents : nous nous engageons à leur donner un salaire pour vivre décemment, et même un peu plus. Nous fabriquons tous nos vêtements dans notre usine de Los Angeles, sans faire appel à la sous-traitance. De plus, nous commençons à nous préoccuper des enjeux environnementaux. Pour commencer, nous avons entrepris un programme annuel de recyclage de milliers de tonnes de chutes de tissu. Par ailleurs, le secteur de la confection de vêtements est une industrie dont la réputation est accablante. L'électricité, la teinture, les tissus et le transport ont des incidences nuisibles sur l'environnement et les ressources naturelles. Conscients de nos limites, nous nous engageons à trouver des solutions alternatives viables comme l'alimentation par panneaux solaires, le coton biologique sans pesticides, et nous faisons un audit environnemental de toutes les activités de notre entreprise."

" Nous luttons contre la tendance de la mondialisation qui utilise la main-d'oeuvre à bon marché des pays du tiers-monde pour faire des bénéfices. Notre entreprise compte plus de 1 000 employés. Situé dans Downtown Los Angeles, American Apparel fait partie intégrante de la communauté. D'ailleurs, nos travailleurs vivent dans le voisinage. Nous prenons part à la vie politique et avons manifesté avec nos travailleurs contre la politique d'immigration. Nous participons à leur évolution : à la suite de demandes de nos salariés, nous avons décidé de leur offrir des cours d'anglais gratuits. Enfin, notre entreprise a connu une croissance spectaculaire, sans investisseurs traditionnels, et nous connaissons une croissance plus rapide et plus importante que la majorité de nos concurrents : nous sommes rapidement devenus le plus gros fabricant textile aux Etats-Unis. "

" American Apparel pense que le commerce devrait être conçu selon le modèle proposé par le philosophe Paul Hawken, qui a écrit ceci : " Le but ultime du commerce n'est pas, ou ne devrait pas être, simplement de faire de l'argent. le but du commerce est d'améliorer le bien-être général de l'humanité à travers les services, l'invention créatrice et la déontologie. " Enfin, notre entreprise pratique l'activisme social et croit que le commerce peut véhiculer des changements sociaux. Nous voulons montrer qu'une entreprise peut servir de modèle à suivre dans le domaine de l'industrie et des politiques déontologiques. "

01 septembre 2007

Couette en laine Ardelaine

Je ne peux que recommander vivement les couettes en laine de chez Ardelaine.

Pour plein de bonnes raisons !

D'abord le produit en lui-même. C'est chaud, sain, écologique. Allez faire un tour sur le site, on explique les qualités de la laine. Impossible pour moi de dormir sous une couette autre que de la laine, même en plus de canard ou autre et surtout pas une couette en synthétique ! Quelle horreur ! c'est sûr elles sont attractives car elles ne sont pas chères, mais quel inconfort, on transpire comme des bêtes là-dessous, ça ne respire pas, c'est malsain au possible.

Personnellement, j'en ai une grande depuis plus de 10 ans ; elle s'est juste un peu déformée. Et nous la gardons toute l'année, comme quoi la laine est très thermo-régulatrice. Mes enfants ont un modèle astucieux, la couette 4 saisons : 2 couettes de grammages différents qui se nouent entre elles pour plus de chaleur et quand les beaux jours reviennent, hop on défait les liens et on ne garde que celle qui convient le mieux à la température du moment. Elles adorent se pelotonner dedans.

J'en ai grâce à ma mère qui avait découvert ça dans les années 80 sur un salon bio à Grenoble et à la maison on dormait tous avec ça sur le dos. Moi-même je leur en ai acheté sur la salon Marjolaine à Paris.

j'ai investi également dans les oreillers pour les enfants en petits formats, c'est bien adapté pour eux.

Autre bonne raison d'investir (c'est bien le mot car c'est un produit relativement onéreux mais bon on n'achète pas une couette tous les jours, et c'est un élément de confort pour le sommeil et un bon achat en termes de qualité d'environnement pour ceux qui ont des allergies, la laine n'est pas du tout allergène) : l'esprit de l'entreprise.

C'est une coopérative de développement local située en Ardèche avec une vraie démarche de développement durable. Elle fait travailler des gens du coin ; elle a redynamisé une filière qui battait sérieusement de l'aile dans le coin. La laine vient du dos des moutons du pays ; elle n'est pas importée de l'autre bout du monde par avion ; elle n'est pas traitée chimiquement, etc.

Bref tout cela est fait dans une optique saine et positive.

J'espère que l'entreprise se porte bien pour pouvoir continuer à faire ces bons produits.

Faites l'essai (je n'ai pas d'action chez Ardelaine), vous ne serez pas déçus !

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