15 janvier 2009
Les voeux virtuels : vraie démarche DD ou bonne conscience facile ?
Il ne vous aura pas échappé que bon nombre de vos proches, que ce soit des amis, des collègues, des clients ou des fournisseurs, ou encore de vagues connaissances, vous envoient des cartes de voeux électroniques !
Personnellement, je n'ai jamais eu autant l'impression que beaucoup de gens me souhaitaient les meilleures choses du monde que depuis que la carte de voeux électronique existe. Et du coup je reçois beaucoup moins de cartes en bon papier... et je reconnais que je n'en ai pas envoyé une seule de mon côté ...
Facile, rapide, pas cher et écolo ! Vive les temps modernes !
A priori que de bons arguments pour envoyer par simple mail vos bons voeux, ou en utilisant les fameuses e-cards qui clignotent de tous leurs pixels, proposées par de nombreux sites (qui, ne soyons pas dupes de leurs libéralités, profitent pour faire leur promotion ou pour récolter votre adresse mail au passage, pour mieux vous bombarder de pubs via leurs services ou ceux de leurs "partenaires" auxquels ils auront vendu votre adresse) !
Mouais ....
Mettre en avant des prises de position écolo pour ne pas envoyer ses voeux par papier c'est peut-être se donner bonne conscience un peu facilement, et surtout échapper à la crampe de poignet, au manque d'inspiration, à la besogne que représente cette tradition un peu pesante, il est vrai, quand ce n'est pas fait avec sincérité mais par obligation morale et sociétale.
C'est céder plutôt à la facilité, certes en gagnant du temps et de l'argent (le coût de la carte et du timbre), en écrivant virtuellement à des gens appartenant à la sphère personnelle ou professionnelle, à qui "en temps normal" on n'aurait jamais donné de nouvelles. Autrement dit, on balance plus facilement et rapidement ses bons voeux à la terre entière, en faisant même un tir groupé.
Là où je veux en venir, c'est que se réfugier derrière un argument comme "ça économise des arbres !" me semble plutôt franchement hypocrite et je n'ai jamais m'empêcher de me moquer gentiment de ceux qui, la main sur le coeur me disent cela.
Envoyons des cartes électroniques, pourquoi pas ? mais soyons lucides sur nos motivations profondes !
06 juin 2007
Comment lui dire ?
Il y a quelques jours j'étais dans les toilettes des femmes et une de mes collègues, que je ne connais pas très bien, était en train de se laver les dents et laissait couler le robinet à grandes eaux ... Et elle se lavait très consciencieusement les dents. Sûrement pour atteindre les 3 minutes recommandées par le corps médical ! Et ça coulait et ça coulait !
Moi j'ai horreur du gaspillage. J'ai été éduquée comme cela. Et je connais le problème de l'eau.
Mais voilà je suis plantée à ses côtés et bien que j'en mourrais d'envie je n'ai fait aucune remarque.
Si je l'avais mieux connue, j'aurais pu lui dire quelque chose sur le ton de l'humour ; les messages passent mieux ainsi ; mais là je n'ai pas trouvé l'angle d'attaque. Je l'ai juste regardée un peu lourdement, mais je crois qu'elle ne s'en est absolument pas rendu compte;
Bref d'une certaine manière je me suis sentie un peu nulle car j'étais passive devant quelqu'un qui n'avait pas conscience de son gachis. Ou peut-être n'en avait-elle rien à faire !
C'est quand même toujours délicat.
26 janvier 2007
Les balles de lavage
Cela fait quelques temps déjà que j'utilise pour laver mon linge en machine des balles en caoutchouc.
En fait ce n'est pas du caoutchouc mais de l'élastomère. Quand j'ai lu la composition, ça
m'a fait un peu tiquer car bien sûr ce n'est pas un produit naturel et cela me semblait aller à contre-sens de la démarche ...
En quoi cela consiste-t-il ?
Il y 6 balles et 4 battoirs qui agissent, dixit la documentation "comme des petites mains", comme le faisaient autrefois les lavandières. C'est supposé détasser le linge, battre et faire bouger le linge.
Bilan :
- Pour la lavage : sincèrement je ne sais pas si ça lave vraiment mieux le linge. Le gain, que l'on peut faire sans avoir recours à ces petites balles d'ailleurs, c'est sur le fait de mettre moins de lessive.
- Pour la douceur : ce n'est pas possible de se passer d'adoucissant. J'ai fait le test. Quand je ne mets pas d'adoucissant, le linge reste rêche (il y a beaucoup de calcaire dans notre région). Alors je continue d'en mettre mais en quantités moindre ;
- Pour le séchage : là aussi j'ai du mal à voir une différence significative.
Conclusion :
A mon avis, c'est le genre de produit qui donne plus bonne conscience qu'une réelle démonstration d'efficacité. Si l'on met moins de lessive et d'adoucissant, et qu'au lieu de faire tourner sa machine pendant 1H30 à 2H on fait un cycle court, c'est là que l'on fait de vraies économies et un geste pour l'environnement.